Righteous Kill …
Ou en français : la loi et l’ordre. Je sais, ça sonne moins bien. Mais n’y allons pas par quatre chemins quand un suffit : ce film est tout simplement jubilatoire. Pour te faire ressentir ça par des mots simples : j’avais pas autant kiffé devant un film depuis Heat. Carrément.
Exemple simple : Tu vois, dans Heat, la scène mythique où Al Pacino et Robert De Niro sont assis l’un en face de l’autre, au café. Bah c’est un peu ça … mais ça dure une heure et demi.
Autre chose de tellement simple que ça en devient jouissif : on avait jamais vu Al Pacino et De Niro dans le même plan au cinéma. Jamais. Dans le Parrain, ils ne jouent aucune scène ensemble. Dans Heat, ils sont, au mieux, face à face, mais jamais dans le même plan. Et là … L’unique fait de les voir, ensemble, dans la même scène, sur le même plan … Au mieux tu frissonnes, au pire tu pleures. Et sachant que tout au long du film, tu les vois rarement, mais alors très rarement, l’un sans l’autre. Autant dire que t’as du mal à t’en remettre. Et que si il y a bien une chose que tu regrettes pas, c’est la somme plus ou moins rondelette que t’as mis dans la place de ciné. Et t’attends qu’une chose, c’est pouvoir de nouveau mettre une somme rondelette dans l’acquisition du DVD. Et surtout tu sais pas si tu vas avoir la patience d’attendre jusque là, et t’hésites même à retourner au cinéma dès ce soir.
Parce que, avant de parler du film en lui-même, soyons clairs : certes, j’attendais ce film comme jamais auparavant, mais surtout, j’avais peur, mais vraiment peur d’être déçu. En témoigne mon état juste avant le film : exactement comme avant un match important : stressé et impatient. Je savais que je n’allais pas être déçu par mes deux acteurs fétiches. Ma crainte concernait plutôt le film en lui-même : la mise en scène, le scénario, allaient-ils être à la hauteur du charisme et du talent des deux grands ? Alors, bien évidemment, l’un comme l’autre sont capables de donner à un film quelconque un intérêt énorme, mais leur première association (puisque dans Heat, on parlera plutôt d’opposition) ne pouvait pas se faire ailleurs que dans un chef d’œuvre. Le résultat est bluffant.
La mise en scène a priori impeccable par son efficacité, se revèle grandiose, mettant en jeu les deux acteurs principaux ensemble, puis en oppositions (chez le psy, scène déjà culte pour moi), mêlant flash-back, explications, intrigue, dialogues, monologues, humour, action, reflexion … En bref, tout ce qu’il faut. C’est réalisé par Jon Avnet, quasiment un illustre inconnu pour moi, puisque tout ce que j’avais pu voir de lui était sa participation à 88 minutes il y a quelques années.
Pas mal de clins d’oeil à Heat, L’Impasse, et autres classiques des deux compères italo-américains …
Le scénario ? Haha si tu savais … Disons que si t’as pas encore vu le film, attends toi à rien du tout, regarde-le l’esprit léger, sans rien attendre. Souviens-toi juste de la première fois où t’as vu Fight Club, et où t’as eu le cerveau retourné quand t’as compris que Tyler Durden n’existait pas. T’inquiètes pas, ça a rien à voir, mais je me permets la comparaison. Et j’en dis pas plus pour ne rien te gâcher quand tu vas câbler devant LA scène.
Le jeu des acteurs ? Ne parlons pas des deux principaux, tu te doutes que ça se passe de commentaires. Ma principale crainte concernait Curtis Jackson, aka Fifty Cent … Une bonne, et une mauvaise nouvelle le concernant : sa participation est bien moindre par rapport à ce que je m’attendais. C’est vraiment un personnage secondaire, il est important, à tout casser dans deux scènes du film. La mauvaise : sa doublure en français est CA-TA-STRO-PHIQUE !! Donc, film à revoir, bien entendu, en VO … Les autres acteurs : excellents. John Leguizamo, le Benny Blanco de l’Impasse, Donnie Wahlberg, Oleg Taktarov (le Oleg de 15 minutes) … D’excellents seconds rôles, si on met de côté Curtis Jackson, le casting est plus que réussi.
J’ai cru entendre deux-trois critiques, sans chercher plus loin, ça ne ferait que gâcher mon plaisir. Mais juste une chose, parce que apparement les gens, les moutons, n’ont pas compris : FAUT PAS S’ATTENDRE A VOIR HEAT NUMERO DEUX MA GUEULE !! Righteous Kill est un vrai policier, Heat non. Mais la vraie difference est (prepare une aspirine ma phrase va faire mal à ton crâne de piaf) : Heat est une opposition associative, alors que Righteous est une association oppositionniste. Explication, et après on va songer à s’arrêter, parce que l’article part un peu n’importe où là.
En clair :Heat oppose deux personnages, qui finissent par se rapprocher et à se trouver nombre de points communs. On part donc d’une reelle opposition pour tendre vers une simili-association. Righteous Kill propose deux coéquipiers, que tout semble rapprocher, et qui tendent à se differencier et à complêtement s’opposer au fur et à mesure de l’avancée de l’intrigue.
Finissons-en avec cet article, le mot de la fin ? Ce film est jubilatoire. Ca aurait suffit en guise d’article. A la prochaine ma gueule.

Ottobre 13, 2008 a 10:40 am
Je dois t’avouer que je l’attendais cet article. J’étais, comment dirais-je, intimement persuadé que tu en parlerai. Pas dur tu me diras.
Deja que je crevais d’envie d’aller le voir; là tu m’as achevé.
Je te poserai mon avis ici, une fois le film en question bien encré dans ma tête.
En esperant juste que l’article ne soit pas trop trop subjectif
Ottobre 13, 2008 a 4:21 pm
“En esperant juste que l’article ne soit pas trop trop subjectif” … Difficile à dire, tu sais que l’objectivité et moi, ça fait souvent 2, voire plus. Disons que c’est même pas une question d’objectivité, j’aurais très bien pu te dire : les deux acteurs sont magiques, mais le film en lui même pas terrible. Franchement y’a des films de Al Pacino que j’ai pas kiffé. Bon là comme ça y’en a aucun qui me vient en tête mais voila.
Disons que pour moi, rien que le fait de voir leurs deux regards sur le même plan, j’avais un sourire jusqu’aux oreilles et les larmes aux yeux, comme un gamin qui voit le père-noël, ou comme toi qui vois Adriana Lima (mdrr). Donc voila, ça fera pas le même effet à tout le monde, c’est certain.
Mais le film, au delà de ses deux têtes d’affiche, vaut vraiment le coup, le scenario il te fait tomber par terre.
Par contre s’il vous plait buttez moi Fifty, je veux plus jamais le voir dans un film.
Novembre 3, 2008 a 8:50 pm
Bah l’effet a été le meme chez moi Jé!!!
De la bombe atomique!!!!!
Je savais que je ne risquais pas d’etre deçu par les acteurs (normal) mais j’appréhendais un peu plus sur le scenario que certains trouvait moyen…
AH BON!!! Moi j’ai aimé, les acteurs (Que c’est bon de voir ces deux idoles ensembles sur une multitudes de scenes!), le scenario (bien vu la comparaison avec Fight Club Dad), et la réalisation!
A voir, revoir et avoir!!!
Gennaio 26, 2009 a 2:03 pm
[...] sur Booba. Pas non plus une critique détaillée, comme je l’ai fait pour Mesrine ou Righteous Kill. Ce serait gâcher l’ampleur du film que d’essayer de l’analyser, le commenter, [...]