1. Seville 2. Lokomotiv Mosca 3. Chelsea 4. Milan
Il y a peu, je parlais d’une victoire sans reelle gloire dans un tournoi estival sans importance, pour une fois je vais pas jouer la mauvaise foi, et je vais aussi parler des defaites, même celles qui sont carrément humiliantes.
Tournoi de Moscou, donc, comme l’an dernier. Premier match, première defaite, mais rien d’alarmant. Une petite défaite par un but à zéro contre Séville, dans un match d’un calme anthologiquement plat, Gattuso qui devie malencontreusement (ça s’écrit comme ça ?) un ballon contre son camp, bref, pas grand chose à retenir. L’alibi étant bien sûr le manque flagrant de joueurs sur le plan offensif : Borriello operé et donc indisponible jusqu’à septembre, Inzaghi pas encore prêt et qui n’a pas encore repris l’entrainement, Kaka’ qui a joué le trophée Tim et a contracté une inflammation à la cuisse, Ronaldinho et Pato en selection, il nous reste … Paloschi, certes un très grand espoir, mais le garçon vient à peine d’avoir 18 ans, il a deux matchs de Serie A à son actif, et il pèse 34 kilos tout mouillé.
Défaite contre Seville, donc, passons. De ce match on retiendra une seule chose, pour la seconde fois en deux matchs la très grande performance de Abbiati, qui joue sa carte à fond.
Là où ça en devient carrément embarassant, ce que deux jours plus tard, nous revoila sur le terrain, face à des anglais. Enfin, face à une équipe qui n’a d’anglais que le nom, Chelsea. Et là, bah … Ca a beau être un match amical, ça fait mal. 5-0. Et le pire c’est que dans tout ça, Anelka pose quatre buts. Donc certes, l’etat d’avancement de la preparation est extremement differentiel, mais 5-0, c’est trop. On peut perdre, ok, mais pas comme ça. Après tu regardes la feuille de match, c’est sûr tu rigoles. Tu veux rire ? Allez, rions ensemble :
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Ambrosini avant-centre, esseulé en pointe (avoue déjà tu rigoles).
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Pirlo juste derrière lui, en numero 10 avancé.
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Zambrotta et Jankulovski en milieux offensifs, chargés de créer le jeu.
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Digao quelque part sur le terrain, personne n’a compris ce qu’il faisait là, lui non plus d’ailleurs.
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KALAC (lire la suite)
Dans cette non-équipe qui réussit un vrai naufrage collectif, avec notamment une defense extraordinairement passive et desorganisée, on retiendra un seul et unique point positif (il en faut bien un) : Adieu Kalac !! Si il y en a bien un qui a manqué son match, c’est lui. Là on avait du Dida puissance 10 (imagine le truc). En gros il nous a offert en un match ce que Didou offre en une saison. Un truc de malade, un spectacle à lui tout seul, il nous a tout fait, du coup-franc anodin qui passe entre les jambes au degagement manqué façon Paul Robinson (façon tu tapes pour degager le ballon mais entre le moment où ton cerveau commande à ton pied de taper, et le moment où tu tapes vraiment, le ballon a déjà eu le temps de franchir la ligne de but), en passant par la fausse sortie aérienne qui n’en est pas une. Extraordinaire. Franchement même moi j’etais pété de rire. Un phenomène, qui dis-je, une legende. Dida n’arrive pas à sa cheville.
Pourquoi est-ce positif ? Parce que adieu Kalac signifie bienvenue Abbiati, le seul qui puisse pretendre qu’on l’appelle «gardien» dans cet effectif. Je vois pas la dirigence mettre la main à la poche pour un grand gardien (en même temps j’en vois aucun sur le marché, Frey a prolongé avec la Fiorentina, De Sanctis a signé en Turquie -mais pourquoi ?-, Amelia au Palermo, Lloris à Lyon …), donc au moins confirmez-nous Abbiati.
Au fait, tu veux rigoler ? Prochain amical contre Manchester City, Dida sera titulaire.
PS : Nico evite de me reposer le même commentaire que pour l’article precedent, mais j’avoue qu’il serait parfaitement approprié.
Edit : Et je suis tellement gentil que je te pose les buts en vidéo, histoire que tu te tapes des grosses grosses barres de rire.
- Le premier est assez risible avec le ballon qui passe entre les jambes et Kalac qui regarde dans le vide façon je cherche un coupable alors que je suis ridicule.
- Le deuxième est le seul sur lequel le grand australien n’a pas grand chose à se reprocher.
- Le troisième … Sans commentaire, mais tu me le ressors dans trois ans j’en rigole encore … et je suis sûr que toi aussi.
- Le quatrième (ça commence à faire beaucoup là) est un modèle de tout ce qu’il ne faut pas faire pour tous les jeunes gardiens qui debutent (à noter le placement au depart, puis la non-sortie anticipée)
- Le cinquième (…) qui ressemble en tout point au precedent, les mêmes erreurs, avec Kalac qui finit par terre telle une vieille larve esseulée.
Sur ce, si vous me cherchez je suis au fond d’un trou, mais tellement profond que même un raton-laveur ne saurait me trouver.
“J’suis tombé si bas, pour en parler faudrait que j’me fasse mal au dos … Putain quelle rime de batard.”